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Broudic (Fañch). - Le breton : une langue en questions. - Brest : Emgleo Breiz, 2007. - 205 p.

ISBN : 978-2-911210-71-9

 

Page de page 4 de couverture

Table des matières

Revue de presse

Le journaliste et chercheur Fañch Broudic dresse un passionnant état des lieux de la langue bretonne… Ses travaux lui permettent d'opposer au large consensus actuel sur le breton un constat plus dérangeant… Fañch Broudic aborde la question très polémique de la répression du breton… Yannick Guérin, Ouest-France

Passionné d'histoire et de sociolinguistique, Fañch Broudic s'appuie cette fois sur onze études documentées pour dresser un état des lieux de la langue bretonne. Qui la parle ? Comment ? Que représente-t-elle pour ceux qui la parlent ? Pour ceux qui ne la parlent pas ?… Le Télégramme

En dix études documentées, rigoureuses et passionnées, Fañch Broudic, l'homme de télévision et chercheur, nous livre une enquête sur l'évolution, l'état actuel et le devenir de notre langue. Que ce soit la presse, le cas Roparz Hemon, les femmes et le breton, l'opinion des Bretons concernant leur langue, tous les aspects sont abordés. Klaod Thomas, Le Peuple Breton.

 

Introduction

Dans un pays où au moins deux langues sont en usage, chacun est en permanence confronté à la nécessité de choisir celle dans laquelle il va s'exprimer. C'est le cas, par exemple, en Basse-Bretagne, puisque c'est la zone traditionnelle de pratique du breton et qu'on y parle une langue celtique en plus du français, à l'ouest d'une ligne Plouha - Mûr-de-Bretagne - Vannes.

Comment s'opère ce choix ? Il peut être conscient ou non, et les motivations sont extrêmement diverses. Il peut se faire sur la base d'un automatisme : si l'on est habitué à converser dans une langue donnée avec un proche, que ce soit un parent, un voisin ou un ami, on n'opte pas aisément pour une autre, même quand c'est possible. Je connais ainsi de très nombreux bretonnants avec qui, d'emblée, il ne me viendrait pas à l'esprit de converser en français. Mais je reconnais aussi qu'il m'arrive très souvent de m'adresser en français à des interlocuteurs dont je sais pourtant bien qu'ils sont bretonnants : tout dépend du lieu ou du moment, de l'ambiance, du sujet ou de l'enjeu de la conversation… Aujourd'hui, la plupart de ceux qui savent le breton déclarent qu'ils le parlent moins que le français. Les trois-quarts des locuteurs reconnaissent qu'ils parlent breton avec leurs amis, bien qu'il n'y en ait que 16% (ce qui est un faible taux désormais) à déclarer qu'ils le font "toujours ou presque".

Le choix de la langue peut aussi se faire en fonction du contexte. Si une seule personne dans un groupe ne parle pas la même langue que les autres, le groupe peut ne pas tenir compte de sa présence ou choisir, au contraire, de parler la même langue que lui pour ne pas la mettre à l'écart. À plus de 90%, les bretonnants choisiront ainsi de s'exprimer en français dès que quelqu'un dans le groupe ignore le breton. Par contre, s'ils sont certains que tout le monde le sait, c'est en cette langue que la conversation s'établira dans plus de 80% des cas.

Par ailleurs, on ne parle pas de la même manière suivant le lieu d'où l'on parle ou suivant la personne à qui l'on s'adresse. On tient compte, généralement, de la qualité ou du statut social de ses interlocuteurs : on ne s'adresse pas dans les mêmes termes à un juge, à un collègue de travail ou à un copain d'enfance. De la même manière, celui qui connaît plus d'une langue ne parle pas la même en toutes circonstances. Le breton, par exemple, est pour la plupart de ses locuteurs un parler de proximité qu'ils utilisent dans le cadre de la famille, du voisinage ou de la commune. Mais pour leurs relations avec l'administration, la presse, la justice, ils optent pour le français. C'est ce que les sociolinguistes ont défini comme une situation de diglossie.

Le choix peut encore être dicté par les préférences personnelles des uns ou des autres, ou par l'envie qu'on a de s'exprimer dans telle langue plutôt que dans telle autre. Dans les cas extrêmes, lorsque votre interlocuteur ne connaît qu'une seule langue, il n'y a pas d'alternative, et c'est lui qui vous impose d'échanger en sa langue, ou vous dans la vôtre. Pour faire le tour du monde, l'anglais suffit, paraît-il. Pour voyager ou pour séjourner en Amérique du Sud, il est préférable de savoir l'espagnol ou le portugais. Aujourd'hui, en Basse-Bretagne, il n'est pas indispensable de savoir le breton pour faire ses courses.

Il y a également des cas où c'est le regret qui l'emporte. Je rencontre tout le temps des gens qui me disent regretter que leurs parents ne leur aient pas appris ce qu'ils considèrent comme étant cependant "leur langue" et qui ne l'est pas en réalité, puisqu'ils ne peuvent pas tenir la moindre conversation en breton. C'est d'ailleurs l'une des raisons pour lesquelles de jeunes pères ou mères de famille qui ne le parlent pas eux-mêmes inscrivent leurs enfants dans une classe bilingue ou à Diwan. Quand il s'agit de l'apprentissage d'une langue étrangère, les collégiens et lycéens – ou leurs parents – optent suivant le cas pour l'anglais plutôt que pour l'allemand, pour l'espagnol plutôt que pour le portugais ou le chinois. Comme l'écrit Louis-Jean Calvet, "nous accordons intuitivement de la valeur aux langues".

 

Les décideurs aussi doivent faire des choix. Que faire, par exemple, pour que le français devienne effectivement la langue dans laquelle s'expriment tous les ressortissants d'un pays (y compris dans le passé les citoyens qui ne la connaissaient pas, ou aujourd'hui les immigrés) qui s'appelle la France ? Que faire pour que le breton ne devienne pas une langue dont tout le monde parle, mais qui se parle de moins en moins ? Les choix auxquels il faut procéder sont extrêmement divers et concernent soit la langue elle-même (l'orthographe, la standardisation, la création de néologismes…), soit son statut.

L'un des problèmes majeurs auxquels ont toujours été confrontés les pouvoirs publics dans les pays plurilingues est de savoir en quelle langue sera assurée la scolarisation. En 1864, le Ministre de l'Instruction Publique, Victor Duruy, fait procéder à une grande enquête dans toute la France pour savoir combien d'enfants ne savent pas encore le français et ce qu'il conviendrait de faire pour parvenir à "une prompte réforme de cet état de choses". On apprend à cette occasion que "la langue française n'est pas encore en usage" dans 556 communes de Basse-Bretagne. Le pourcentage des enfants de 7 à 13 ans qui savent parler et écrire le français est évalué à 25%. À cette date, dans le Finistère, une école sur quatre seulement dispense l'enseignement en français exclusivement. Dans 70% des écoles, il est assuré dans les deux langues, breton et français. Il y a même alors dans le département 33 écoles (soit 6%) où l'enseignement est donné en breton exclusivement.

En Bretagne, aujourd'hui, la plupart des écoles sont de langue française. Mais les écoles Diwan tiennent fermement au système d'apprentissage du breton par immersion qu'elles ont adopté. À l’inverse, les classes bilingues du public comme du privé ont préféré un enseignement dans lequel les deux langues, breton et français, se trouvent à parité horaire.

La définition d'une politique linguistique est le plus souvent une prérogative de l'État. C'est ainsi que la Constitution proclame depuis 1992 que le français est la langue de la République. Mais d'autres institutions peuvent s'en préoccuper : la région Bretagne a adopté pour la première fois et à l'unanimité, le 14 décembre 2004, un plan qui définit la politique linguistique qu'elle entend suivre à l'égard du breton et du gallo. Pour autant, la question des langues régionales n'a que rarement été en France une priorité du débat national. Elle est évoquée de temps à autre au Parlement, à l'occasion d'une discussion sur un tout autre sujet (le budget, l'enseignement, l'audiovisuel, l'examen de tel ou tel projet de loi…).

Mais en un peu plus de deux siècles, les assemblées élues n'en ont réellement débattu qu'à trois reprises. La première fois, ce fut sous la Révolution, entre 1790 et l'an III, pour décider dans un premier temps de traduire les décrets révolutionnaires dans les différents idiomes, en particulier le breton, puis pour combattre ces mêmes idiomes en 1794, au moment de la Terreur, avec l'idée qu'il fallait "anéantir les patois". La deuxième fois, ce fut en 1903, quand le Président du Conseil, Emile Combes, voulut interdire au clergé d'assurer la prédication et le catéchisme en breton. Puis, c'est en 1951 que le Parlement adopta la loi Deixonne, qui autorisait enfin l'enseignement facultatif des langues et dialectes locaux, dont le breton.

 

L'année 1999 a été, depuis, une date déterminante pour les langues de France. À l'initiative du gouvernement de Lionel Jospin, la France signe en effet le 7 mai la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires. La signature fait suite au rapport du quimpérois Bernard Poignant qui préconisait la reconnaissance des langues régionales. Mais à ce jour le Parlement n'a pas été invité à en délibérer. Pourquoi ? Il a suffi d'un avis du Conseil Constitutionnel pour bloquer la ratification. Ce dernier reconnaissait pourtant que les engagements concrets signés par la France ne sont pas contraires à la Constitution, à l'exception toutefois du préambule de la Charte, dans la mesure où il confère "des droits spécifiques à des locuteurs de langues régionales ou minoritaires, à l'intérieur de territoires dans lesquels ces langues sont pratiquées". Depuis, personne n'a voulu engager une modification de la Constitution en ce sens (alors qu'elle a été modifiée sur plusieurs points ces dernières années et que divers changements importants sont à nouveau envisagés) ni même faire voter par le Parlement ce qui pourrait être une loi-programme pour les langues régionales. Pendant les trois mois qui ont suivi la signature de la Charte, la question des langues régionales a cependant donné lieu à une tempête politique et médiatique d'une rare intensité. Signalons quelques "unes" remarquables de la presse nationale à l'époque :

- "Le Figaro" du 18 juin : "Tollé polyglotte de Quimper à Bastia".
 
- "Le Monde" du 25 juin : "Les langues régionales cassent la France politique".
 
- "Le Nouvel Observateur" du 1er juillet : "Qui a peur des langues régionales ?".
 
- "Libération" du 5 juillet (avec un dossier de 7 pages) : "Langues régionales : les bouches s'ouvrent".

Rappelons aussi quelques-uns des points de vue qui furent échangés à cette occasion.

- Pour les responsables du "Comité républicain pour les langues régionales", "c'est une date historique […], le début d'un progrès démocratique nouveau et d'une vraie citoyenneté […]. Pour la première fois, la France reconnaît la réalité, c'est-à-dire la diversité des langues parlées sur son territoire".
 
- La Ministre de la Culture et de la Communication, Catherine Trautmann, déclare lors d'une visite à Quimper qu'il "était temps que la République reconnaisse enfin la richesse de ses langues".
 
- André Bellon avait déjà estimé au contraire, dans "L'Humanité-hebdo" du 26 novembre 1998, que la Charte "c'est la mort de la République et de ses valeurs".
 
- Dans "Ouest-France" du 18 mai, P. de Villiers avait prétendu que "la charte sur les langues ne concerne absolument pas le basque et le breton, mais vise à affaiblir la langue française pour imposer une langue inique qui est l'anglais".
 
- Après la signature, Georges Sarre considère dans "Libération" du 22 juin que "cette charte porte un mauvais coup à la francophonie".
 
- Un enseignant de Toulon, René Andrau, prétend dans un pamphlet que la Charte ne peut avoir qu'un "sens nettement réactionnaire, à savoir le retour à des formes culturelles ou politiques adaptées à un stade antérieur de l'évolution de nos sociétés". Il s'inquiète de voir "Sartre traduit en breton ou en corse, et pour quel profit". Il considère les écoles associatives de type Diwan comme des établissements "ségrégatifs".
 
- Olivier Duhamel et Bruno Etienne ne sont pas d'accord : ils dénoncent dans "Le Monde" du 24 juin "l'intégrisme césaro-papiste" et c'est dans la décision du Conseil Constitutionnel qu'ils voient "une crispation réactionnaire".
 
- Jean Daniel, dans "Le Nouvel Observateur" du 1er juillet, "pense que les langues régionales se développent aujourd'hui dans la liberté, dans une diversité admise, sans avoir besoin d'une onction symbolique… Personne, aucune loi, aucun décret, aucune puissance n'est à l'origine du destin d'une langue…".
 
- Pour Henri Giordan, dans "Le Monde "du 8 juillet, "le danger communautariste n'est pas là où on le redoute".
 
- François Fillon, alors Président de la Région des Pays de la Loire et dont on connaît la destinée politique qui est la sienne depuis lors, considère le 9 juillet dans "Libération" que "le dérisoire débat sur les langues régionales occulte des questions bien plus importantes pour l'avenir de notre pays".
 
- Les 30 juin et 13 juillet, Cavanna énonce dans "Charlie-Hebdo" que "cette question des langues régionales [lui] semble être un leurre… L'urgence qui prime tout est que les hommes se comprennent."

Après la tempête, le calme revint. Normal, on était en été…

 

Ce n'était cependant pas la première fois que des hommes politiques, des journalistes, des écrivains ou des intellectuels prenaient position au sujet des langues de France. Le breton en particulier a toujours été une langue en questions. On se demande bien pourquoi, mais il donne toujours lieu à des discussions passionnées, multiples et contradictoires. Il interpelle ceux qui le parlent comme ceux qui ne le savent pas. Ceux qui veulent le promouvoir comme ceux qui se demandent bien comment peut-on parler une langue que le diable a inventée. Ceux qui veulent lui assurer la prééminence comme ceux qui aimeraient bien, pour toutes sortes de bonnes raisons, qu'il disparaisse.

Au début du XXe siècle, tout comme aujourd'hui, la langue bretonne fait débat. À Paris, le journal "La Lanterne" s'en prend alors à ce qu'il estime n'être qu'un charabia et prétend qu'il est nécessaire d'empêcher les Bretons de déblatérer en patois. En Bretagne même, les points de vue sont divergents. Le républicain Yves Lefebvre considère l'usage du breton comme légitime, mais ne pense pas qu'on puisse en retarder la disparition : vouloir refaire la langue bretonne est, à ses yeux, une pure chimère. À l’inverse, Emile Masson est le premier, à gauche, à réclamer son enseignement : il est tellement convaincu de l'intérêt de cette langue qu'il lance la revue "Brug", rédigée en breton essentiellement, pour répandre les thèses socialistes et libertaires dans la paysannerie de Basse-Bretagne. Roparz Hemon enfin affiche des positions d'un nationalisme exacerbé et ultra-conservatrices en même temps : lui veut éliminer le français et faire du nouveau breton littéraire dont il a entrepris l'élaboration la langue nationale de la Bretagne.

Il est certain que l'usage de la langue bretonne a considérablement diminué au cours du siècle dernier. Jusqu'à la guerre 14-18, la moitié des habitants de la Basse-Bretagne ne savait que le breton et ignorait donc le français. Mais il n'y a plus de monolingues bretonnants depuis le milieu du XXe siècle, et tous les bretonnants sont désormais bilingues. En une cinquantaine d'années, entre la fin de la dernière guerre et l'an 2000, leur nombre a régressé de plus d'un million à 240 000, ce qui représente une diminution considérable de l'ordre de 80%. Aujourd'hui, le breton ne s'emploie presque plus lors des campagnes électorales. Pendant longtemps, les femmes ont montré un plus fort attachement au breton : si elles ont ensuite opté plus rapidement que les hommes pour le français, c'est que cela a représenté pour elle une véritable libération. Il importe d'avoir ces données présentes à l'esprit pour bien comprendre les débats d'hier et ceux d'aujourd'hui.

Les Bretons sont désormais largement favorables à leur langue régionale. Mais cette unanimité consensuelle est en partie trompeuse. Le sondage réalisé en 2001 par l'institut TMO-Régions révèle que seuls 2% estiment qu'il est indispensable de savoir le breton et 41% que c'est utile. Par contre, 57% considèrent que ça n'a pas beaucoup d'intérêt ou que ça ne sert à rien.

L'une des raisons de cet état de fait a peut-être été, à un moment donné, que les bretonnants ont eu l'impression de ne pas parler le même breton que les autres locuteurs : il leur a paru difficile de surmonter les problèmes d'intercompréhension que leur posaient les différences qu'ils percevaient ou croyaient percevoir entre leur parler et celui des autres, ailleurs, un peu plus loin… Est-ce aussi parce qu'il était interdit de cracher par terre et de parler breton à l'école ? Tout le monde en est convaincu. Le problème est qu'il est impossible de retrouver et d'authentifier l'affiche originale énonçant cette interdiction. Aucune instruction officielle non plus ne paraît imposer aux instituteurs d'utiliser "le symbole" ou "la vache", cet objet qu'on accrochait au cou des enfants surpris à parler le breton. Il n'empêche que le symbole a été en usage dans les écoles de Basse-Bretagne pendant 130 ans, depuis les années 1830 jusque vers 1960. Les bretonnants eux-mêmes ont polémiqué entre eux, au début du XXe siècle, sur l'intérêt qu'il y avait ou non à l'utiliser pour inciter les petits bretonnants à parler le français en dehors de la classe.

L'étude publiée ici sur ce sujet, bien qu'encore incomplète, est sans doute la première synthèse établie concernant une pratique à laquelle il est constamment fait référence, mais toujours de manière superficielle. L'ouvrage propose au total une dizaine de recherches aussi détailéles et documentées que possible, sur la base d'une approche qui se situe au carrefour de l'histoire et de la sociolinguistique. Différents points sont abordés : la pratique sociale du breton, mais surtout les comportements qui lui sont associés, les représentations qu'il suscite, les prises de position et les engagements qu'il provoque, les questions qui se posent du simple fait que plusieurs centaines de milliers de personnes l'ont parlé dans le passé et continuent de l'utiliser aujourd'hui concurremment avec une langue de bien plus large diffusion.

 

Se procurer l'ouvrage

Le livre "Le breton : une langue en questions" est disponible

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- ou directement auprès de l'éditeur : emgleo.breiz@wanadoo.fr

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