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Histoire 2 : Deux almanachs bretons de la période révolutionnaire

L'Almanach du Père Gérard de J.M. Collot d'Herbois (1791). Le texte français et ses deux traductions en breton / réédités et annotés par Gwennole Le Menn. Préface et commentaires de Michel Biard. Avec index général. – Saint-Brieuc : Skol, 2003. - 517 p., ill. – (Bibliothèque bretonne).

Ce livre constitue une belle surprise : il s'agit en effet de la réédition de deux ouvrages en langue almanach1bretonne parus à l'époque de la Révolution française, que l'on pouvait considérer comme "perdus" et dont, depuis, seuls des universitaires ou des érudits (comme E. Ernault ou D. Bernard) avaient eu connaissance.

Qu'est-ce, d'abord, que cet "Almanach du Père Gérard" ? L'auteur en est Jean-Marie Collot, dit Collot d'Herbois (1750-1796), plus connu pour son action à la Commune révolutionnaire de Paris et à la Convention que pour les pièces de théâtre qu'il a écrites. En 1791, il est le lauréat d'un concours organisé par la société des Jacobins (qui avait succédé au Club Breton lui-même créé par les députés originaires de Bretagne). Le concours avait pour objet de désigner l'ouvrage qui mettrait le mieux en valeur les principes de la nouvelle Constitution qui venait d'être adoptée cette année-là.

Collot d'Herbois et le jury qui le sélectionne optent pour un ouvrage rédigé sous la forme d'un almanach, dont la formule est considérée comme étant bien à même de toucher le plus grand nombre. C'est à cet almanach qu'on donne le nom du Père Gérard. Celui-ci n'est autre que Michel Gérard, un paysan né en 1737 à Saint-Martin en Ille-et-Vilaine, ancien député aux Etats Généraux et membre de l'Assemblée Constituante. L'ouvrage propose un calendrier pour l'année 1792, mais il est surtout conçu sous la forme d'un dialogue entre le Père Gérard, et les habitants de son village. En une douzaine d'entretiens, il répond à leurs interrogations, dissipe leurs craintes et leur explique les bienfaits de la nouvelle Constitution.

almanach2L'Almanach devient le best-seller de l'époque : il connaît huit éditions parisiennes en quelques mois, auxquelles il faut ajouter celles de province. Le succès est tel que paraissent des pastiches ou des réfutations (dont l'une présentée comme ayant été traduite… du bas breton !), mais aussi des éditions en langues étrangères et dans les différents idiomes (selon le terme de l'époque) ou langues parlés sur le territoire national : l'Almanach du Père Gérard est ainsi publié en allemand à Strasbourg et à Leipzig, en flamand à Dunkerque, en provençal à Carpentras, en anglais à Londres. Et on en publie donc aussi deux traductions en langue bretonne.

L'initiative, en soi, n'est pas originale. Dès 1789, des textes relatifs aux Etats Généraux sont traduits en breton. De nombreux autres concerneront ensuite la Constitution civile du Clergé. La Basse-Bretagne appliquera les stipulations du décret du 14 janvier 1790 invitant le pouvoir exécutif à faire traduire les délibérations de l'Assemblée Constituante dans les différents idiomes. Il faut cependant attendre 1793 pour trouver la traduction en breton de textes émanant des instances supérieures de la Révolution : l'Acte constitutionnel et la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de juin 1793, un rapport de Robespierre, des décrets de la Convention, etc. Des traducteurs sont officiellement recrutés et rémunérés pour leur activité, dans le Morbihan comme dans le Finistère : Salaun dans le district de Brest, Pervès à Morlaix, le citoyen Raoul à Landerneau… Comme je l'ai précisé ailleurs, le breton désormais n'est plus seulement le moyen d'expression habituel de tout un peuple, il n'est plus seulement la langue de l'Eglise : du fait de la Révolution il accède pour la première fois au statut de langue de la politique.

 

"Les formes picquantes de l'idiome celtique"

A l'occasion du Bicentenaire de la Révolution, Andreo ar Merser avait rassemblé ces textes bretons de la période révolutionnaire en deux volumes. Mais l'Almanach du Père Gérard n'y figurait pas. On savait pourtant que le 10 février 1792 le Directoire du Finistère avait décidé de "répandre principalement dans les campagnes […] les leçons du vénérable député d'Ille-et-Vilaine revêtues des formes picquantes et de l'expression énergique et naïve de l'idiome celtique". On savait aussi que des exemplaires en avaient été distribués, le 3 avril 1792, entre les municipalités et les juges de paix du département. Mais il semblait qu'on n'en avait conservé aucun.

almanach3Gwenole Le Menn vient d'exhumer des traductions bretonnes de l'Almanach : c'est un petit événement, car la (re)mise au jour de textes en breton de cette nature n'est pas courante. En réalité, ce n'est pas une version en breton de l'Almanach qu'a pu retrouver G. Le Menn, mais deux traductions différentes !

L'une est conservée à la Bibliothèque Municipale de Brest, l'autre à celle de Cherbourg, la première ayant été imprimée chez Derrien à Quimper, la seconde chez Malassis à Brest. Il n'est pas impossible qu'il y ait également eu une édition vannetaise, non localisée à ce jour.

Aucune des éditions retrouvées n'est datée. Chacune se présente sous la forme d'un ouvrage composé de cahiers de petit format. Le texte breton diffère sur de nombreux points dans l'une et l'autre édition, ne serait-ce déjà qu'au niveau du titre, puisque l'une propose une traduction littérale du français ("Armanac an Tad Gerard", et G. Le Menn en souligne avec raison l'ambiguïté religieuse), et l'autre une traduction sans doute plus appropriée ("Armamac an Tad Coz Gerard").

La réédition qui vient de paraître se présente sous la forme d'un fort volume de plus de 500 pages, sous une solide couverture reliée. C'est G. Le Menn lui-même qui assure la présentation et les commentaires à caractère linguistique de l'ouvrage. Pour la partie proprement historique, il a fait appel au concours d'un spécialiste, Michel Biard, précisément auteur d'une thèse sur Collot d'Herbois. Ce dernier insiste sur le fait que l'Almanach n'est pas qu'une simple "publicité" (selon le terme de l'époque) pour la Constitution de 1791, mais que c'est "un écrit qui demande à être analysé avec le plus grand soin, dans la mesure où il est le reflet de la pensée jacobine en cet automne 1791". Bien que le développement du processus révolutionnaire en Bretagne ne soit pas pris en compte, ses observations sur chacune des pages de l'Almanach, présentées "avec un œil critique", permettent au lecteur d'aujourd'hui de situer parfaitement le contexte dans lequel elles ont été rédigées à l'époque.

Dans son ensemble pourtant, cette réédition laisse une impression de frustration. Les raisons en sont multiples. La première tient aux choix qui ont été réalisés pour la présentation matérielle des textes, qui gêne beaucoup la lisibilité. Se succèdent en effet en alternance

- les extraits d'une édition en français de l'Almanach (qui sert en quelque sorte de référent, et c'est logique puisque les textes bretons sont nécessairement établis à partir de la version française),
- puis le texte breton correspondant de l'édition brestoise,
- celui de l'édition quimpéroise,
- les commentaires historiques de M. Biard,
- éventuellement ceux de G. Le Menn, et ainsi de suite.

La lecture des textes bretons (et des autres) s'en trouve donc hachée et ne peut se faire en continu.

G. Le Menn souligne avec justesse à plusieurs reprises qu'il "serait intéressant d'avoir une étude de la langue utilisée par les traducteurs" des différents textes publiés en breton sous la Révolution, certains d'entre eux se contentant de bretonniser les termes français, quand d'autres leur trouvent des équivalents bretons, ou proposent même des néologismes. Ce serait intéressant, effectivement, mais le présent ouvrage ne s'y risque pas. G. Le Menn a certes établi lui-même un index déclinant dans l'ordre alphabétique de leur "graphie actuelle" et sur 260 pages tous les termes bretons contenus dans les deux éditions en breton de l'Almanach. Le matériau présente ainsi l'avantage d'être classé et rendu disponible pour un éventuel analyste. On regrette dès lors que l'ouvrage ne propose pas cette étude linguistique (prenant en compte non seulement les aspects lexicographiques, mais aussi les traits phonologiques, dialectologiques et autres) dont l'intérêt avait été suggéré dans la présentation.

 

"Il n'y a plus ni Bretons ni Normands…"

Les commentaires sont par ailleurs succincts sur une phrase tout à fait originale, qui ne figure pas dans l'édition en français de l'Almanach du Père Gérard, mais que le traducteur de la version brestoise a rajoutée dans son texte breton :

"Mæs pa ê guir n'eus muy na Bretonet, na Gasconet, na Normantet, rag ma oump oll Francisien, criomp eta assambles e Gallec franc : Vive la Nation !"
"Mais puisqu'il n'y a plus ni Bretons, ni Gascons, ni Normands, car nous sommes tous Français, crions donc ensemble en bon français [la langue] : Vive la Nation !" (traduction de G. Le Menn).

Cette phrase présente d'autant plus d'intérêt qu'elle se trouve à nouveau d'actualité. Les questions d'identité, en effet, sont depuis quelques années au cœur de bien des débats, l'entité ou l'identité régionale, voire ethnique, étant confrontées et parfois même opposées à l'entité ou à l'identité nationale. Le propos apparaît d'autant plus significatif qu'étant rédigé en breton, il admet la disparition de la Bretagne en tant que province autonome et sa dissolution dans le nouveau cadre de la nation française.

G. Le Menn met directement ce texte en relation avec les déclarations de Barère selon lequel "le fédéralisme et la superstition parlent bas breton". Ceci voudrait dire que la traduction bretonne n'a été établie qu'après le 8 pluviôse an II (soit le 27 janvier 1794), puisque c'est la date à laquelle Barère présente devant la Convention le "Rapport du Comité de Salut Public sur les idiomes" : or, nous l'avons vu, c'est dès le mois d'avril 1792 que le Directoire du Finistère fait diffuser une édition en breton de l'Almanach du Père Gérard (ce qui fournit du même coup une indication sur sa date d'impression).

La phrase que le traducteur a pris l'initiative de rajouter dans l'édition bretonne ne peut donc que faire référence tout simplement à la nouvelle citoyenneté que les révolutionnaires sont en train de promouvoir depuis 1789. Comme le souligne Cécile Laborde,

"en rompant brutalement avec les structures particularistes et communautaires de l'Ancien Régime, [ils] proclament avec force l'avènement de ce nouvel individu émancipé parce que décontextualisé, titulaire de droits fondamentaux attribués ”sans distinction d'origine, de race ou de religion”. Universaliste, le statut de citoyen est donc d'emblée égalitaire".

Il est bien vrai que depuis 1789, les nations d'Ancien Régime ont été emportées et que le mot "nation" a pris alors en France un sens nouveau. G. Le Menn s'étonne que "certains bretonnants" aient pu manifester leur adhésion à cette nouvelle donne politique : c'est exactement ce qu'exprime la phrase en breton rajoutée par le traducteur dans l'édition brestoise. Ce qu'elle révèle, c'est qu'on peut être bretonnant et ne pas être réfractaire aux transformations politiques et sociales en cours. Ce n'est sans doute pas en fonction du fait qu'ils parlaient ou non le breton que les Bas Bretons se déterminaient à l'époque pour ou contre la Révolution !

Sur ce sujet précisément – la pratique sociale de la langue bretonne à l'époque révolutionnaire – aucune indication n'est fournie dans la réédition, si ce n'est que "le français était loin d'être compris dans les toutes les régions de France". Bien des données sont pourtant disponibles concernant l'usage du breton à cette date, mais sont ici ignorées :

- les lettres des correspondants bretons de l'abbé Grégoire (éditées par Gazier),
- les rapports de représentants en mission (signalés par Brunot),
- les délibérations de diverses instances…

Si aucun éclairage n'est fourni concernant la situation sociolinguistique de la Basse-Bretagne à l'époque, les acquis de la recherche concernant la politique linguistique de la Révolution ne sont pas davantage pris en compte. Comment comprendre en effet qu'il ait "fallu traduire un nombre important de textes officiels, en flamand, en occitan, en breton", quand on affirme contradictoirement par ailleurs que c'est dès les débuts de la Révolution, "à partir de 1789, [qu']une France voulue comme "une et indivisible", s'employa à imposer une langue unique, le français" ? Ce que G. Le Menn n'a pas perçu, c'est que, contrairement à la plupart des idées reçues, la politique linguistique de la Révolution n'a été ni constante ni uniforme, et qu'elle n'a pas toujours été répressive à l'égard des langues régionales. Trois moments successifs doivent en réalité être distingués au cours de la période :

- dans un premier temps, la mise en œuvre d'une politique active de traduction écrite et verbale des textes révolutionnaires dans les différents idiomes
- puis la Terreur, qui est aussi la Terreur linguistique, de courte durée, puisqu'elle ne dure que six mois en 1794, avec les rapports de Barère et de l'abbé Grégoire devant la Convention : ce sont ces deux discours qui, ultérieurement, vont imprégner la conscience nationale et linguistique de la France
- enfin, avec la loi Lakanal du 27 brumaire an III, le retour à une politique organiciste qui s'apparente assez bien à celle de l'Ancien Régime.

Une contribution à l'histoire

La traduction des deux versions bretonnes de l'Almanach du Père Gérard se situe dans le cours ou dans le prolongement de la première période. Reste à savoir qui sont les traducteurs bretons. Aucune indication bibliographique ne permet d'identifier celui de l'édition quimpéroise. Par contre, l'édition brestoise est signalée comme ayant été traduite "parmi les Amis de la Constitution". Comme Daniel Bernard et d'autres, G. Le Menn pense que l'auteur pourrait en avoir été Jean-Michel Testard de la Roche, un négociant de Plougastel-Daoulas, par ailleurs auteur de chansons en breton. Un autre point mériterait d'être éclairci : pourquoi a-t-il été établi deux traductions différentes de l'Almanach ?

En elles-mêmes et en raison des questions qu'elles soulèvent, ces traductions suscitent en tout cas l'intérêt. Bien que manquant de mise en perspective sur des points essentiels, la réédition de ces documents est une contribution à l'histoire linguistique du breton, à celle de la Révolution en (Basse)-Bretagne, voire à celle des idées.

La période s'annonce faste : d'autres textes inédits en breton devraient assez prochainement faire l'objet de publication par différents chercheurs.

 

Outre l'ouvrage dont il est ici rendu compte, cet article s'appuie sur les références suivantes :

ALCOUFFE (Alain), BRUMMERT (Ulrike). – Les politiques linguistiques des Etats Généraux à Thermidor. – LENGAS, n° 17, 1985, p. 55-71.
BALIBAR (Renée), LAPORTE (Dominique). – Le français national. Politique et pratique de la langue nationale sous la Révolution. – Paris : Hachette, 1974. – 224 p.
BROUDIC (Fañch). – La pratique du breton de l'Ancien Régime à nos jours. – Presses Universitaires de Rennes, 1995, p. 265-274 + 429-431.
BRUNOT (F.). - Histoire de la langue française des origines à 1900. Tome IX. La Révolution et l'Empire. Première partie. Le français, langue nationale. – Paris : A. Colin, 1929.
CERTEAU (Michel de), JULIA (Dominique), REVEL (Jacques). – Une politique de la langue. La Révolution française et les patois. – Paris : Gallimard, 1975. – 317 p., c. – (Bibliothèque des histoires).
GAZIER (A.). – Lettres à Grégoire sur les patois de France 1790-1794. – Paris : G. Pedone-Lauriel, 1880; Genève : Slatkine, 1969.
LABORDE (Cécile). – La citoyenneté. In : Dictionnaire critique de la République / sous la direction de Vincent Duclert et Christophe Prochasson. – Paris : Flammarion, 2002, p. 117-123.
MERSER (Andreo ar). - 1789 hag ar brezoneg. - Brest : Brud Nevez, 1990. – 2 vol., 283 + 292 p.
SCHLIEBEN LANGE (Brigitte). – La politique des traductions. – LENGAS, n° 17, 1985, p. 97-126.
SCHLIEBEN LANGE (Brigitte). – Idéologie, révolution et uniformité de la langue. – Mardaga, 1996. – 276 p.

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